HISTORIQUE

HISTORIQUE DE LA NAISSANCE DU RUGBY EN RDC

Pour rappel, le rugby est une discipline sportive qui a pris naissance en 1823 en Angleterre, plus précisément au collège de rugby, une ville d’Angleterre. C’était au cours d’une partie de football qu’un élève nommé William WEBB ELLIS avait pris le ballon par ses mains pour aller le déposer au-delà de la ligne de but. C’est ainsi que naquit ce sport.

En République Démocratique du Congo, le rugby était une discipline pratiquée avant l’indépendance par les non autochtones et ce principalement au Katanga et à l’Est du pays à Goma et Bukavu où il avait existé une équipe nommée KIBUBU qui regroupait les expatriés résidant au Kivu, Bujumbura et Bukavu ainsi une petite frange d’autochtones.

Introduit en 1954 par les européens qui travaillaient dans les mines de la province du Katanga au sud-est de la RDC, poumon économique du pays, les autochtones commencèrent à le pratiquer dès le milieu des années 60, il évolua progressivement et arriva dans cette province à se doter d’infrastructures propres (stades notamment à Lubumbashi, Likasi et Kolwezi) et à compter à la fin des années 80 le nombre de huit (8) clubs et aussi logiquement à organiser régulièrement des compétitions voire un championnat provincial.

À partir de ce moment, des clubs avaient commencé à être créés dans les quartiers environnements les cités GECAMINES. Nous pouvons citer en exemple le Rugby club les Fougueux dans la commune de Shituru à Likasi, le club de Kambove, une ville située à 25 km de Likasi, rugby club les Abeilles et le rugby club TSHUMA dans la cité de Kasumbalesa, située à 100 km de Lubumbashi, à Kolwezi.

Tout cela était rendu possible grâce à la manne de la grande entreprise minière du Zaïre GECAMINES qui facilitait le déroulement du championnat : équipements, matériels, transport des équipes car certaines équipes étaient distantes de plus de 100 km l’une à l’autre, les frais médicaux, les infrastructures, les vivres, etc. Il est à noter que toutes ces équipes prenaient naissance aux camps de travailleurs de la GECAMINES. C’est ce qui justifie que même les cadres tant techniques que sportifs étaient également des agents de la GECAMINES. Cette grande entreprise contribuait énormément à la vie socio-économique de la province avant l’indépendance jusqu’au milieu de la décennie 80.

La dégradation économique et politique dans cette province amena à la baisse des activités du rugby si bien qu’au début de la décennie 90, seulement deux clubs ont pu résister, un dans la ville de Likasi et l’autre à Lubumbashi mais sans une organisation à la base. La GECAMINES n’était plus en mesure de subventionner les activités de rugby parce que ses priorités étaient ailleurs. Ces trois villes katangaises gardent encore jusqu’à ce jour les vestiges de ce passé glorieux du rugby dans la province : terrains de rugby avec poteaux ainsi que les clubs de Durs de Panda à Likasi, les Croque-morts à Kolwezi et NKRAC (New Katshoma Rugby Athlétic Club) à Lubumbashi.

Vers 1992 – 1993, le rugby katangais compta plus à la détermination de certains agents GECAMINES dont le président de la ligue monsieur LENGE MAMBU, son vice-président KABAMBA, OKOKO qui vient de nous quitter il y a un mois, MUKENDI, Joseph KASONGO, … et d’amis de rugby tels KAPEND Daniel actuel président de la ligue, KAYEMBE Kangourou, etc. pour garder la flamme allumée même si les activités ne furent organisées qu’épisodiquement avec plus de matchs dans la ville de Likasi, située entre Lubumbashi (120 km) et Kolwezi (240 km). Actuellement, la Fécorugby est heureuse de compter parmi ses cadres, des anciens joueurs issus de cette école katangaise à savoir KADIMA Michel « Kaddy » président du Corps des officiers de développement, Laurent NYENDA trésorier général de la fédération et EMILE OWANGA entraineur. Ces derniers avaient rejoints Kinshasa entre 1988 – 1991.

Dans la capitale du pays, Kinshasa, le rugby a été implanté en 1974 par les français et les belges qui jouaient entre eux au sein d’un club qui a malheureusement disparu. Les expatriés anglophones créèrent le club des Barbarians. Ainsi, ensemble, ils organisèrent des matchs amicaux de loisir dans un cadre très restreint, non accessible aux autochtones et purement amical.

Ce n’est qu’en 1984 avec des coopérants militaires français de la 31e Brigade parachutiste établis au camp CETA que les congolais furent intéressés à la pratique du rugby par la création d’équipes sous l’impulsion du capitaine Jean Marie DESCOUBES. Les clubs suivants furent alors créés :

  • Les Arlequins, uniquement constitué des militaires français du camp CETA en 1983 ;
  • Les Diables noirs, militaires congolais, zaïrois à l’époque, du camp CETA en 1984 ;
  • Rugby club N’djili, club de la commune de Ndjili, située dans la partie Est de la ville et qui a survécu en 1985 ;
  • Rugby club Bandal, club de la commune de Bandalungwa, dans la partie ouest de la capitale en 1985 ;
  • En 1986, Rugby club Lemba, dans la partie centrale (Kin-centre) qui n’a pas réussi à survivre très longtemps parce que la mission de Jean Marie DESCOUBES en RDC prit fin deux mois seulement après la naissance de ce club. Il n’a pas eu le temps de stabiliser la vie de ce club ;
  • Les tropiques (civils et enfants de militaires du camp CETA) en 1986 : disparu.

Parallèlement, le rugby se jouait à Mbanza-Ngungu dans la province du Bas-Congo sous le couvert de la coopération militaire française basée au camp Ebeya où une Division blindée de l’armée congolaise était érigée. Foyer qui n’a pas pu se développer dans la contrée parce que les autochtones n’y étaient intéressés.

Devant le développement du rugby, l’autorité politico-administrative de Tutelle, le ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque, Monsieur Lucien TSHIMPUMPU WA TSHIMPUMPU, créa le 10 décembre 1985 par Arrêté ministériel, la Fédération Congolaise de Rugby Amateur dont le mandat consistait entre autre à structurer, vulgariser et développer la discipline ayant comme correspondants officiels monsieur MAMBA WA NGINDU et Hubert BOSAMBO KAJEMISHIBA qui occupèrent respectivement les fonctions de président et de secrétaire général. Ce comité comportait 11 personnes dont 5 nationaux et 6 expatriés parmi lesquels monsieur Jean-Marie DESCOUBES qui s’y était retrouvé en qualité de membre (voir en annexe sa composition).

Pendant leur règne, une grande fête de rugby fut organisée où un parachutiste, depuis les airs, avait atterri avec un ballon de rugby jusqu’au centre du terrain de Bandal, attirant avec lui une très grande foule qui venait découvrir une nouvelle discipline et ce, en présence du ministre de la jeunesse et des sports ainsi qu’une multitude d’autorités tant civiles que militaires.

Le départ du capitaine DESCOUBES de la RDC en 1987 puis celle de la coopération militaire française vers 1990 ainsi que la non-connaissance de la discipline par les membres du comité directeur de la fédération entraina la disparition progressive des activités de rugby. Heureusement qu’il subsista tout de même un noyau consistant de rugbymen bien déterminés à poursuivre cette aventure et, ont pris l’habitude de se retrouver au moins un week-end sur deux soit à Bandal, soit à Ndjili ou à l’athénée de la Gombe, à CPA, sous l’impulsion de l’équipe des Barbarians encadrée de main de maitre par monsieur Harrison GOODALL de nationalité américaine, affectueusement appelé à lingala (langue nationale plus parlée à Kinshasa) « NKOYI » signifiant léopard.

Il y avait également dans cette équipe Gregory STOUGH, Richard PRINCE, Yann PORTAL, ALLISTAIR, Théo AMANI, … ces messieurs cotisaient pour organiser des matchs amicaux de loisir et des rencontres fraternelles au cercle britannique de Kinshasa. Nous pouvons aisément di.re que les Barbarians ont fortement aidé à la préservation de la discipline et contribuer à l’unité des acteurs de l’époque. Tous ces matchs se jouaient au mépris de la fédération.

C’est à partir de cette époque, 1989, nous commençâmes à livrer des matchs amicaux contre des équipes du Congo-Brazza composées à majorité des européens, pour de matchs à 15 ou de tournois de rugby à 7, soit à Kinshasa ou à Brazzaville.

La nomination le 20 avril 1990 d’un nouveau comité directeur n’émanant pas des clubs, ne connaissant pas le rugby et ne développant aucune activité malgré le mandat leur confié, accentua ce phénomène si bien que qu’au début de l’année 1992, il ne restait à Kinshasa plus que trois équipes dont deux en activité, Barbarians et Bandal (club où évoluait notamment le 1e VP Donatien KAYENGE et Achille NSUNGANI l’actuel secrétaire général).

Nonobstant ces critiques, ces comités ont réussi à affilier la Fédération à la CAR (Confédération Africaine de Rugby) en 1987 et à la FIRA (Fédération Internationale de Rugby Amateur) en 1989 où le président SANGWA MUTEME avait siégé un certain moment au conseil d’Administration en qualité de membre et, veillait au paiement réglementaire des cotisations.

La Fécorugby prenait régulièrement part aux réunions convoquées par ces instances par son président. Ainsi en 1993, Monsieur Donatien KAYENGE avait représenté le rugby congolais à l’assemblée générale de la FIRA qui a eu lieu à Andorre.

En outre, l’absence des moyens et l’absence de formation d’éducateurs, d’arbitres et l’absence de structuration des clubs entraina une carence tant de cadres techniques que dirigeants. L’existence même du rugby était très menacée.

Au mois de juillet 1992, le ministre des sports et loisirs, monsieur BOFASSA DJEMA contacta monsieur Franck MERIAU de nationalité française afin de redynamiser et développer la discipline d’abord à Kinshasa puis en RDC. Il fut quelques temps après nommé Directeur technique national de la fédération dirigée à l’époque par monsieur SANGWA MUTEME Constantin et BOSAMBO KAJEMISHIBA Hubert secrétaire général. On lui fixa les objectifs suivants :

  • La formation des cadres,
  • La formation des arbitres,
  • L’accroissement du nombre de clubs,
  • La création d’une équipe nationale
  • La structuration du rugby congolais.

Après avoir pris en main l’équipe de RC Bandal vers aout 1992, seule équipe congolaise restante en activité régulière, il parvient avec le précieux soutien de MANZIKALA, Crispin NZAZI, Laurent NYENDA, Zelon KAPELA, Major MBUMB, Donatien KAYENGE, Achille NSUNGANI, MAKHULU, … à ressusciter l’équipe des diables noirs du camp CETA, créa l’équipe de la Division spéciale présidentielle (DSP), puis celle du camp Kokolo, de RC Yolo, de Synkin-Bandal, Kauka, Bataillon PM, Force Navale, Matonge, Kisenso, Matete, Kingasani, Ndjili Boboto, Mombele, etc.

Parallèlement, suite aux conflits tribaux déclenchés au Katanga, les Kasaïens rugbymen qui retournèrent à la terre de leurs ancêtres, ont poursuivi la pratique du rugby dans la province du Kasaï Oriental, principalement à Mbuji-Mayi avec KABWE TSHIMI et Emery MUKINAYI comme animateurs principaux et à Muene-Ditu sous l’encadrement nécessaire de KALAMBAYI LOBO. On pouvait compter dans les deux villes près de cinq clubs.

Devant ce succès, il fut décidé afin de remplir correctement les objectifs ci-dessus assignés au rugby congolais par son DTN, de créer une commission nationale technique et de sélection en juillet 1993. Celle-ci organisa en aout 1993 la première session de formation en RDC d’éducateur-initiateur de rugby qui sanctionna 49 candidats. En novembre 93, une première compétition sur 3 mois fut organisée avec la participation de 8 clubs laquelle a connu le triomphe de Bandal et un franc succès.

Dans le même temps, la CNTS amorça la convocation des assemblées générales extraordinaires et électives des clubs existants en vue de les doter des statuts et des comités sportifs élus. Et, on a observé un remarquable accroissement du nombre d’équipes par la création successivement des équipes civiles et militaires suivantes (par ordre) : tigres du nord, résurrection de RC Ndjili, Matete, Kingasani, Kimbanseke, Bataillon PM, BSRS, Kisenso, Chiffre d’affaires, SARM, Ngandu, Ndjili Boboto, WABASA, Base logistique .

Le Rugby a suscité auprès du public kinois un engouement certain que le nombre de demandes de création de club devenait chaque jour nombreux qu’il est apparu difficile à résoudre par insuffisance de cadres techniques et des matériels.

Ce nombre important atteint, vingt clubs, permit à la CNTS d’organiser un troisième grand tournoi à Kinshasa dénommé « challenge Tonton SKOL » dont la finale a opposé deux équipes militaires DSP – CETA au terrain municipal de Bandal remportée par RC DSP.

À l’issue du 2e tournoi, un deuxième stage de formation fut initié face au besoin croissant des cadres techniques (éducateurs et arbitres) et compte tenu de l’ampleur que prenait notre discipline dans la capitale tant en milieu militaire, universitaire que scolaire. Il sanctionna 99 diplômés (49 anciens et 50 nouveaux).

Pour ne pas continuer très en détail cet aperçu historique, nous retiendrons de manière résumée que de 1992 à avril 1997, un travail spectaculaire a été accompli par la CNTS grâce au dynamisme et dévouement de ses membres qui sont parvenus à :

  • Introduire le rugby féminin en 1994. Six équipes ont pu être créées Attraction Kinoise de Kimbanseke, les Amazones du camp Kokolo, DSP, les Ourses noires de Yolo, les caïmans de Kisenso, RC KINGASANI ;
  • Créer des équipes universitaires (ISTA avec JOUJOU LAME et TUMBABU, Académie des beaux-arts avec KADDY et Danny TSHIPADI, UNIKIN) et scolaires (Institut kokolo, Institut Bosembo, ABA, Institut yolo, Institut sanza,… ;
  • Installer des écoles de rugby en 1995 : démarrage de rugby d’âge ;
  • Mettre en place une sélection nationale laquelle a livré deux matchs amicaux face au Congo – Brazzaville. Les tests matchs furent remportés par la RDC en aller comme au retour en juin 1994 à Kinshasa et février 1995 à Brazzaville.

La fin du quinquennat a malheureusement coïncidé avec la fin du régime de Mobutu dont la chute a été mêlée à des troubles et une assez longue guerre appelée guerre de libération. Ce qui occasionna le départ du pays de la plupart d’expatriés dont Franck MERIAU.

Le rugby congolais était redevenu à nouveau orphelin. Cette triste situation replongea petit à petit la discipline dans une profonde léthargie jusqu’à la disparition d’une dizaine de clubs. Heureusement qu’un groupe dévoué à la cause du rugby a su gardé le temple malgré l’absence des moyens jusqu’à lancer le premier championnat de Kinshasa qui n’a pas pu aller à sa fin par faute des moyens financiers. La société brassicole BRACONGO, principal sponsor du rugby à l’époque avait arrêté d’appuyer financièrement le rugby congolais. Il y avait également STANBIC BANK et AMATO Frères, des entreprises qui étaient dirigées par des européens passionnés du rugby.

Devant les difficultés de structurer véritablement le rugby congolais, le ministre de la jeunesse, sports et loisirs se contentait à nommer des comités directeurs dans l’espoir de faire renaitre la discipline. C’est ainsi qu’en 1999, un agent du ministère des sports a approché les amis de rugby afin de réfléchir sur la possibilité de proposer un comité par consensus à soumettre au ministre.

Ainsi, de 1997 à 2006, nous avons connu une succession des trois différents comités directeurs de la fédération, nommés tous sur arrêté ministériel qui malheureusement, n’ont pu rien apporter au réveil du rugby congolais parce que animés dans la plupart de cas par des personnes extérieures du rugby. Tous ceux qui s’investissaient à la vie du rugby d’une manière ou d’une autre, étaient à chaque mis à l’écart ou soit occupaient des fonctions secondaires des membres.

Cette triste situation n’a heureusement pas étouffé totalement le plaisir de jouer d’un bon nombre d’animateurs (FATAKI, LAURENT, MAKHULU, DONAT, ACHILLE, NZAZI, YOMBI, KAMULETE, ISAAC, YOLANDE, KADDY, …) et de jeunes qui ont poursuivi la pratique du rugby à Kinshasa de façon irrégulière en ignorant l’existence des dirigeants de la fédération. Cependant, ils avaient toujours le souci de renverser l’ordre établi par le ministère pour récupérer la gestion de la discipline, c’est ainsi qu’on approcha la DUSL par monsieur NGALI qui donna quelques orientations dont la structuration des clubs existants et la mise en place d’un comité provincial de l’entente provinciale de rugby de Kinshasa en vue de donner une légitimité à nos actions.

Deux mois plus tard, un comité a été élu, présidé par Faustin FATAKI, 1e Vice-président KAMULETE Pierre, 2e Vice-président Donat KAYENGE, Achille NSUNGANI secrétaire provincial, Isaac NSIMBA secrétaire adjoint, Crispin NZAZI, Laurent NYENDA et Yolande BINA. Ce comité a eu le mérite de relancer véritablement les activités de rugby à Kinshasa en organisant le premier championnat de rugby de Kinshasa avec 6 clubs suivants : Barbarians, Kokolo, Bandal, CETA, Ndjili et Lions Delta.

Fort de ce succès, ils se lancèrent à la conquête du pouvoir fédéral en menant une grande campagne de sensibilisation et d’explication auprès des autorités de Tutelle sur les vrais acteurs du rugby soutenue par le secrétaire général aux sports et Loisirs monsieur MFAN I MUSHID, laquelle a coïncidé avec le retour de Franck MERIAU à Kinshasa.

Ils obtinrent gain de cause parce qu’en 2007 un nouveau comité a été nommé par le Ministre de la Jeunesse, Sports et Loisirs dont la quasi-totalité de postes étaient occupés par les acteurs du rugby et qui avait le soutien unanime de la communauté rugbystique congolaise. Sa composition se présentait de la manière suivante : Président Donatien KAYENGE, 1e Vice-président Franck MERIAU, secrétaire général BOSAMBO Hubert, secrétaire général adjoint Achille NSUNGANI et quatre membres : NZILA FANAN, KAPEND A KAPEND,

Il se mit à structurer tous les clubs de Kinshasa et à relancer les activités au Katanga sous la conduite de KAPEND A KAPEND, installer la discipline dans la province du Bas-Congo, constituer une équipe nationale, à renouer le contact avec la Confédération africaine de rugby, CAR et la FIRA, à former les éducateurs, à commencer les écoles de rugby, … mais suite aux difficultés financières principalement, ce comité n’a pas réussi à organiser un championnat quelconque des clubs ni à participer à une compétition internationale à laquelle la RDC était invitée 3 à 4 années successives.

Devant ces difficultés répétées, le comité se trouva devant une impasse, une barrière et un obstacle qu’on devait absolument surmonter afin de sauver l’avenir du rugby congolais. Il s’y était installé une vie monotone de fonctionnement qui a petit à petit commencer à une créer une certaine lassitude.

C’est pourquoi, après avoir manqué le rendez-vous africain d’Africa cup 2012 de mois de mai à Kigali et ce, après plusieurs mois de préparation et des sacrifices de nos joueurs, le comité s’était réuni pour prendre une importante décision d’ouvrir la sphère fédérale à d’autres personnes susceptibles d’apporter à la discipline ce qui lui manquait à savoir les moyens financiers et un important carnet d’adresses.

Le choix a été porté à monsieur Herman MBONYO qui avait manifesté à certaine période lorsqu’il dirigeait la Société nationale d’Assurances de la RDC en qualité de l’ADG, le désir de diriger la Fécorugby. Bien que cela ne lui ait pas été possible, il a toutefois continué à aider ponctuellement le rugby congolais au sein de la commission nationale de soutien de la Fécorugby au sein de laquelle on retrouvait Jérôme BEAZARTTO et Maxime FARBOS, deux français à qui nous devons l’organisation du premier tournoi de rugby à 7 dénommé « 7 à KIN » en 2011 au camp Lufungula et la seconde édition a eu lieu au terrain de Ndjili sainte Thérèse deux mois plus tard.

Le 12 septembre 2012, les premières élections de la Fédération Congolaises de Rugby furent organisées au salon d’honneur du stade des Martyrs où les huit personnes suivantes furent élues pour diriger le rugby congolais pour un mandat de 4 ans : Herman MBONYO président, Donatien KAYENGE 1e vice-président, Franck MERIAU 2e vice-président, BOSAMBO Hubert 3e vice-président, Achille NSUNGANI secrétaire général, Crispin NZAZI secrétaire général adjoint, Guy Roulette trésorier général et Laurent NYENDA trésorier général adjoint.

Avec ce comité, la RDC a pu participer à toutes les compétitions internationales auxquelles elle a été invitée (coupe d’Afrique D2 zone sud en 2014, 2015 et 2016 ; participation au tournoi des capitales à Paris en 2016 avec les U15 ; éliminatoires des jeux olympiques de Rio en juillet 2015 et recevoir à Kinshasa la coupe d’Afrique D2 zone sud en 2015.

Du point de vue local, la structuration des clubs, le développement du rugby féminin, la formation d’une équipe nationale féminine, dotation d’un centre sportif, d’un centre hospitalier, d’un siège administratif bien équipé au centre-ville, d’un stade, équiper les clubs, organisation de la première édition d’un championnat national à 15 et à 7, régularité dans le déroulement des championnats provinciaux, carnaval Kongo central, l’accueil à Kinshasa d’une grande personnalité du rugby mondial, le président de la fédération sud-africaine de rugby, monsieur Oregan HOSKINS et vice-président de World Rugby à l’époque, appuyer financièrement la ligue du Nord Kivu, aider les clubs des provinces à participer aux tournois régionaux, etc.

Le bilan étant jugé largement positif, ce comité a été reconduit le 01 juillet 2016 à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire élective à laquelle a pris part le délégué de Rugby Afrique, monsieur Khaled BABBOU ainsi que celui de l’Administration des sports et du comité olympique congolais. Depuis, sa reconduction, les quelques activités : organisation du stage formation entraineurs de rugby R7 et R15 niveau 1, réception d’un don de 900 kg en matériels et équipements provenant de World Rugby par l’organisation SOS KIT AID, organisation d’un festival des écoles de rugby, développement du rugby dans la province du Bandundu (Kwilu).

A SUIVRE … car l’histoire continue à s’écrire en lettres d